Nager avec un défaut de vue : ce que les nageurs réguliers finissent tous par comprendre

Nager avec un défaut de vue
Table des matières
Rate this post

Dans un bassin, la vision est un équipement à part entière. Lire le pendule pour tenir ses temps de passage, repérer le T au fond de la ligne avant le virage, distinguer son couloir dans un bassin partagé : autant de gestes anodins pour un nageur emmétrope, qui deviennent des micro-frustrations quotidiennes dès que la myopie ou l’astigmatisme s’en mêlent.

Beaucoup de nageurs commencent par faire avec. On mémorise le nombre de coups de bras par longueur, on suit vaguement la ligne noire, on demande ses temps au bord du bassin. Cela fonctionne, jusqu’à un certain point. Passé une certaine correction, l’inconfort visuel se transforme en fatigue réelle, et parfois en petit risque : un plot mal évalué, un autre nageur qu’on ne voit pas arriver en sens inverse.

Les lentilles en piscine, une fausse bonne idée

Le réflexe le plus courant consiste à garder ses lentilles de contact sous des lunettes étanches. Les ophtalmologistes le déconseillent pourtant de longue date : l’eau des bassins, même correctement traitée, transporte des micro-organismes qui peuvent se loger sous la lentille et provoquer des kératites. Ajoutez le chlore qui irrite et le risque de perdre une lentille au premier virage un peu appuyé, et l’addition devient vite déraisonnable pour une pratique régulière.

Des lunettes de piscine à sa vue, tout simplement

La solution la plus propre existe depuis des années mais reste étonnamment méconnue : des lunettes de natation équipées de verres correcteurs. Deux écoles cohabitent. Les modèles « à paliers », vendus par demi-dioptrie, dépannent bien les myopies simples. Et pour les corrections plus fines (un astigmatisme, deux yeux très différents, une presbytie qui s’installe), des opticiens spécialisés taillent désormais des verres sur mesure d’après l’ordonnance, exactement comme pour une paire de lunettes de ville.

A voir aussi :  Les secrets de la raquette de badminton Decathlon

C’est le créneau d’ateliers français comme Masque à la Vue, la boutique en ligne d’un opticien normand qui monte des verres correcteurs sur mesure dans des lunettes de piscine et des masques de plongée, avec vérification de chaque ordonnance par un opticien diplômé avant fabrication.

Astigmate, presbyte : les cas que les paliers ne couvrent pas

Un point mérite d’être souligné, car il concerne beaucoup de nageurs sans qu’ils le sachent : les lunettes correctrices « toutes faites » ne corrigent que la sphère, autrement dit la myopie ou l’hypermétropie simples. L’astigmatisme, qui exige un cylindre orienté selon un axe précis, passe complètement à travers. Résultat, un astigmate équipé de verres à paliers continue de voir les lignes du fond se dédoubler, et conclut à tort que « les lunettes de piscine correctrices, ça ne marche pas ». Même chose pour les presbytes qui aimeraient lire leur montre de natation entre deux séries : seule une fabrication sur mesure, avec la vraie ordonnance, répond proprement à ces situations.

Ce que ça change dans l’eau

Les nageurs équipés le racontent tous de la même façon : on redécouvre son bassin. Le pendule redevient lisible à quinze mètres, les virages se préparent plus tôt, les séances en eau libre perdent leur côté anxiogène. Pour quelques dizaines d’euros de plus qu’une paire de lunettes classique, la vision cesse d’être une variable d’ajustement de l’entraînement.

Un conseil pour finir : faites contrôler votre vue avant d’investir. Une ordonnance récente garantit des verres réellement adaptés, et c’est aussi l’occasion de vérifier que la fatigue visuelle ressentie en fin de séance ne cache pas une correction qui a évolué.

A voir aussi :  Bodyboard : pourquoi les palmes sont vos meilleures alliées dans l'eau ?
Partager:
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn